La création de bijoux est devenue pour moi un nouveau territoire d’expression artistique.
Autodidacte dans ce domaine, j’ai progressivement appris à travailler le métal, à comprendre son comportement et à développer mes propres méthodes de création. Comme dans mon travail d’aquarelliste, j’aime expérimenter, chercher et laisser une place importante à la découverte.
Cette page vous propose d’entrer dans mon atelier et de découvrir quelques-unes des techniques qui interviennent dans la réalisation de mes bijoux.
Il ne s’agit pas d’un cours de bijouterie, mais d’un aperçu de mon travail, de la matière première jusqu’au bijou terminé.
L’argent, ma matière première
L’argent est un métal précieux utilisé depuis des millénaires. Élément chimique de symbole Ag et de numéro atomique 47, il possède une couleur blanche et brillante caractéristique.
Son point de fusion se situe aux environs de 962 °C. Malléable et relativement tendre, il se prête particulièrement bien au travail du bijoutier : il peut être fondu, laminé, étiré, mis en forme, martelé, soudé et poli.
Au-delà de la bijouterie, ses propriétés particulières lui valent également de nombreuses applications industrielles, technologiques et médicales.
De l’argent pur à l’argent 925
L’argent pur, titré 999/1000, est trop tendre pour de nombreux usages en bijouterie. On utilise donc généralement un alliage plus résistant.
L’argent 925/1000, également appelé argent sterling, contient 92,5 % d’argent. L’ajout d’autres métaux, principalement du cuivre, améliore sa résistance tout en conservant les qualités caractéristiques de l’argent.
Chez les fournisseurs spécialisés, l’argent peut être acheté sous différentes formes : grenaille, plaques ou fils de différentes dimensions.
Ces différentes matières constituent le point de départ de nombreuses créations.
Rien ne se perd… mais tout ne se refond pas
Dans mon atelier, les petites chutes d’argent produites pendant le travail ne sont pas nécessairement perdues. Les morceaux devenus trop petits pour être utilisés directement — parfois appelés broutilles — sont soigneusement triés.
Les chutes propres peuvent être réunies à de l’argent neuf pour être refondues et donner naissance à une nouvelle matière destinée à mes créations.
En revanche, les chutes et déchets comportant de la soudure sont systématiquement séparés. Je ne les réutilise pas directement dans mes fontes : ils sont conservés à part afin d’être envoyés ultérieurement à l’affinage, où le métal précieux pourra être récupéré et purifié.
L’argent est précieux jusque dans ses plus petites chutes.
Pour certaines de mes fontes, j’utilise un creuset électrique, qui me permet de préparer la matière destinée aux étapes suivantes de fabrication.
De cette matière brute pourra ensuite naître une nouvelle pièce.
De nombreuses étapes avant le bijou terminé
La fonte n’est que le commencement.
Le métal devra ensuite être transformé, laminé, mis en forme, travaillé et assemblé. D’autres opérations permettront progressivement de passer d’une matière brute à un objet destiné à être porté.
Les pierres, le sertissage, les textures, les finitions et différentes techniques de création interviennent également dans mon travail.
Cette page sera progressivement enrichie de photographies de l’atelier et d’explications sur les différentes étapes de création de mes bijoux, tout en préservant certains procédés et secrets propres à mon travail.